13 phrases à bannir en éducation!

curwin-13-common-sayings-t0-avoid-01.jpg

 

Selon le Dr Richard Curwin, ces paroles, pourtant courantes, témoignent plus de la colère, de la frustration ou du besoin de contrôle de l’adulte. Il suggère de privilégier un message plus positif qui répond aux besoins de l’enfant.

1- Tu as beaucoup de « potentiel », mais tu ne l’exploites pas. (Peut inhiber la motivation chez certains…) Dire plutôt: comment puis-je t’aider à réussir ceci ou cela?
2- Tu me déçois. (Commentaire blessant sur le passé…) Dire plutôt: que peux-tu faire, la prochaine fois, pour éviter que cela ne se reproduise?
3- Qu’est-ce que tu viens de dire? (Invitation à la confrontation ou escalade de la tension…) Plutôt: ignorez et poursuivez la leçon…
4- Si je fais cela pour toi, je devrai le faire pour tous les autres. (L’équité n’est pas synonyme d’égalité.. Il faut répondre aux besoins spécifiques de chacun…)
5- Ça ne respecte pas les règles. Dire plutôt: voyons comment je pourrais t’aider selon tes besoins, tout en respectant les règles.
6- Ton frère/ta soeur était meilleur(e) que toi.. (!)
7- Je félicite Maxime parce qu’il est bien assis et silencieux… (Ceci est une forme de manipulation et l’utiliser démontre aux enfants que la manipulation est efficace. De plus, les élèves jamais cités en exemple peuvent développer des sentiments négatifs…) Dire plutôt: j’aimerais voir tous les élèves bien assis et attentifs (demande directe décrivant le comportement souhaité).
8- Tu ne feras jamais rien de bon (!)…
9- Tu te prends pour qui? (Façon arrogante d’établir un rapport de force…)
10- Tu n’arrêtes donc jamais de parler? (Sarcasme…) Dire plutôt: exactement ce que nous ressentons…
11- Je suis occupée maintenant… Il est préférable de dire à l’enfant: je suis occupée maintenant, mais tu es important à mes yeux et je veux vraiment entendre ce que tu as à me dire… Si ce n’est pas urgent, peut-on choisir un autre moment pour en parler?
12- Si je n’obtiens pas la vérité, toute la classe sera punie. (Si on veut que l’enfant comprenne qu’il est responsable de ses choix/actes, nous ne voulons pas lui montrer que le monde est « imprévisible » en le punissant pour ce qu’il n’a pas fait…)
13-C’est quoi ton problème? (Une insulte sous-entendant que l’élève est « défectueux » et différent des autres, alors que nous avons tous des défis à relever…) Dire plutôt: je vois que tu as un problème, on va essayer de trouver des solutions ensemble…